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 le féminisme

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Colombine
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MessageSujet: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeJeu 21 Oct - 14:15

Rappel du premier message :

pour que chacun poste sont avis sur ce sujet
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Colombine
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 3 Avr - 11:38

Moi c'est quelque chose que je ne comprends pas à titre individuel, mais que j'accepte.

Mais il y a deux dérives qui me font très peur dans un certain courant "woke" porté par certain-e-s activistes trans :

- le retour d'un courant différentialiste qui essentialise les différences en utilisant le prisme du genre et non plus celui du sexe. Schématiquement, avant si t'étais une fille, tu étais censée aimer le rose et les chatons. Maintenant, si tu es biologiquement un individu mâle mais que tu aimes le rose et les chatons, alors c'est que tu es une fille transgenre. On ne sort donc pas des stéréotypes de genre voire on les renforce. Les victimes de ça ? Les femmes (parce que étrangement on n'associe pas dans ce courant le fait d'être une femme et de mener une carrière, d'avoir du pouvoir, des responsabilités)

- la misogynie qui sous-tend ce mouvement. Certaines militantes féministes se font harceler parce qu'elles parlent de grossesse, maternité, règles, endométriose... Autant de sujets qui concernent le corps féminin (alors oui, on peut être biologiquement une femme et ne pas avoir de règles ou d'utérus). Pourquoi ? Parce que ce serait "transphobe" parce que cela "exclue" les femmes trans et les hommes trans qui peuvent biologiquement mener à bien une grossesse. Et quand je parle harcèlement, je parle de militantes qui reçoivent des messages d'insultes, de menaces de mort et autres parce qu'elles ont été désignées comme "TERF" (acronyme de trans-exclusionnary radical feminist) et livrées à la vindicte populaire.
Là par exemple ce matin, on discutait sur Twitter avec mes féministes sûres parce que des lesbiennes qui ont dit qu'elle ne sont pas attirées par les femmes trans non opérées (donc qui ont un pénis) sont accusées de transhopbie ET exclues d'une Gay pride. J'ai jamais vu exclure de ces cortèges des hommes gays qui ne voudraient pas coucher avec un homme trans pourvu d'une vulve. Et jamais de call-out ouvrant la porte au harcèlement d'hommes hétéros qui ne voudraient pas coucher avec des femmes trans ayant un pénis. Non, on ne harcèle que des femmes qui ne veulent pas de pénis. 
De même, cela pose pas mal de problèmes en Angeleterre où toute personne qui se déclare se sentant appartenir à un genre ou l'autre peut se présenter sous l'autre genre aux élections et donc contourner le système de quotas... Et donc exclure de facto les femmes de l'accès aux postes publics.

Bref, si j'accepte que je ne comprends pas la transidentité (et que je compatis avec les personnes souffrant de disphories de genre), je suis très, très inquiète sur la tournure que prend ce mouvement, et l'éviction des femmes du féminisme (qui doit maintenant se rattacher au plus petit dénominateur commun, selon certains, pour convenir à tout le monde donc personne) au nom du progressisme
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Nina
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Nina


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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 3 Avr - 11:55

Merci Colombine, tu exprimes bien mieux que moi ce que je voulais dire.
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Hermione
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 3 Avr - 12:08

Ah, là, 100% d'accord avec toi Colombine ! Et comme d'hab', c'est le balancier qui passe d'un extrême à l'autre :sick:
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Cyrius
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 3 Avr - 14:39

Oui, et l'agressivité comme base de la réflexion intersectionnelle ..... c'est dommage parce que pour le coup, je pense que ce serait stimulant de penser les combats sur cette base !
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Colombine
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 3 Avr - 15:15

Oui exactement ! On n'est plus dans l'écoute de l'autre, alors que bien sûr que les problématiques féministes ne sont pas les mêmes selon le public visé. Que le féminisme ne doit pas être que celui des 1% (en référence aux féminisme de femmes aisées qui luttent pour l'accès aux très hauts postes comme Sheryl Sandberg) mais également un moyen de repenser la société et les relations au travail, à la famille, etc
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Billie
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 3 Avr - 19:53

Alors... Je pense que s'identifier à un genre passe par un état mental et non pas un corps. Mais que la société fait que pour se sentir femme ou homme et être accepté comme tel, il faut porter les attributs sexuels du genre auxquel nous disons appartenir. 

Subir une transformation chirurgicale du corps, c'est invasif, c'est dur psychologiquement et je comprends très bien le choix de ne pas le faire. 

Pour ma part j'ai un sein en moins et le plus safe pour moi (qui n'est pas mon choix) serait d'enlever le 2ème et de ne faire aucune reconstruction. Est-ce que j'en serais moins femme de n'avoir plus ces attributs féminins, je ne le pense pas.
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Guessemma
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Guessemma

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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeSam 6 Avr - 19:10

Nina, la question trans m’intéresse également.

J’ai regardé les vidéos via ton lien. Si je me base uniquement sur elles, elles ne remettent absolument pas en cause le fait que, comme on le soutient toutes ici, on puisse être une femme sans pour autant coller aux stéréotypes de genre : pour Cordelia et Laura Badler, être une femme, c’est un ressenti. Point barre. Cela indépendamment du sexe biologique ET des stéréotypes : Cordelia distingue ainsi l’ « identité de genre » (cad le ressenti de la personne) de l’ « expression de genre » (qui englobe notamment le vêtement et éventuellement, c’est vrai, l’adhésion à certains stéréotypes).

Dans cette conception, on peut donc avoir un "pénis de femme" sous une robe sans pour autant reclasser en garçon une personne de sexe féminin qui, elle, associerait crâne rasé et jogging. Je trouve donc que c’est une vision inclusive, en théorie au moins. Ce que décrit Colombine est effectivement très inquiétant (d’ailleurs merci beaucoup Colombine pour cette synthèse super intéressante. Je ne savais pas que ça allait jusque là… hein ). Mais (heureusement) ce n’est pas ce que portent les personnes qui s’expriment dans ces vidéos.

Cela rejoint plutôt la recension que j’ai lue il y a quelque temps dans la Vie des Idées d’un livre de Miquel Missé, sociologue et trans : pour lui, l’essentialisme se situe aussi dans l’association étroite entre sexe biologique et genre. Et cet essentialisme est une grande source de violence et de souffrance, parce qu’il conduit à une grosse pression sur les trans pour que, justement, ils subissent les opérations nécessaires pour que leur genre et leur sexe coïncident (en bref la pression que souligne Billie). Or les catalogues d’opérations sont apparemment, en plus, très sexistes : il y a beaucoup plus de changements proposés pour les femmes trans que pour les hommes, parce que la société est beaucoup plus exigeante sur le physique féminin que sur le physique masculin. Les stéréotypes sont donc également de retour ici aussi, mais ils viennent s’inscrire directement dans la chair plutôt que de se matérialiser dans des jupes courtes ou dans du make-up outré.

Personnellement, je ne sais pas pourquoi certaines personnes ne s’identifient pas au genre qui « correspond » à leur sexe biologique (le seul truc qui me vienne à l’esprit, c’est l’expérience de Guillaume Galienne, qui n’est même pas trans, telle qu’il la transpose dans Guillaume et les garçons... ^^). Le fameux « ressenti » du genre reste mystérieux. En même temps, ma culture sur la question trans est très pauvre et je fais certainement des approximations… En revanche, ça m’intéresse beaucoup quand Miquel Missé interroge l'identification au genre de façon générale : « La question qu’il faut poser n’est pas pourquoi une personne ne s’identifie pas avec le genre de son sexe biologique, mais pourquoi une personne, née dans n’importe quel corps, s’identifie avec un genre donné ».

Dans d’autres cultures, on aurait vachement le vertige, je crois : je suppose que tu as dû croiser ça dans tes lectures, mais chez les Inuits par exemple, un enfant de sexe masculin peut être élevé, socialisé et carrément travesti en fille, et cela jusqu’à la puberté, lorsqu’il a une âme-nom féminine… Une fois que les hormones auront permis le développement de sa virilité physique, tout en gardant son identité féminine il pourra en revanche exercer des fonctions masculines, reproductives, familiales et sociales (fluctuation du sexe social n’impliquant nullement égalité des sexes, au contraire, ne rêvons pas ^^).


tranche de vie (je ne peux pas résister :
 
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Pooky
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeDim 7 Avr - 18:56

c'est passionnant de vous lire (oui, je fais avancer le débat)
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeSam 16 Jan - 16:59

Bonjour les Catz, c'est Mercurette. I"m back :)
J'espère que vous allez toutes bien !

Je recherche des romans graphiques sur le féminisme, avez-vous des recos à ce sujet ?
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Nina
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MessageSujet: Re: le féminisme   le féminisme - Page 27 Icon_minitimeMer 24 Mar - 11:23

le féminisme - Page 27 Couv_c10

Je partage ici quelques petites pistes philosophiques sur le féminisme qui m'ont vraiment intéressée ces derniers temps, autour de l'éthique du care (je sais je sais ça a bcp fait hurler en France sur l'essentialisation des femmes etc, mais ça m'a assez parlé ces derniers temps). Je crois qu'on en a parlé ici aussi, notamment avec Colombine (parfois en désaccord d'ailleurs, mais de mon fait et parce que j'étais à un autre stade de ma réflexion)

Le potentiel de la théorie du care pour repenser les pratiques démocratiques et le féminisme est d’entrée de jeu confirmé par le premier essai « Résister à l’injustice », signé par la théoricienne du développement moral Carol Gilligan. Dans cet essai d’une érudition exceptionnelle, l’auteure avance deux idées importantes qu’elle avait approfondies dans l’un de ses plus récents ouvrages Joining the Resistance (2011). D’abord, il s’agit de défendre la thèse selon laquelle la « voix différente » qui faisait l’objet de ses premières publications, une voix articulée en termes de care et de responsabilité, est « une voix éthiquement résistante » (p. 54) à l’oppression et à l’injustice. Voilà une thèse forte pour l’auteure d’Une voix différente (2008), un bestseller qui fut trop souvent interprété – à tort – comme reconduisant une conception essentialiste de « la » femme et faisant l’éloge pervers de son sens de l’abnégation. L’intérêt de cet essai est qu’il rallie ses découvertes réalisées au plan de la psychologie du développement à une véritable politique de la résistance éthique à l’injustice. La reproduction de la domination de genre dont souffrent les femmes, mais également les hommes dans la mesure où ils sont aussi soumis à cette dictature du genre, est assurée, selon Gilligan, par ce qu’elle appelle « l’initiation » au patriarcat (p. 60). C’est-à-dire qu’elle passe par les processus de socialisation dans des rôles de genre, rôles non seulement dichotomisés, mais hiérarchisés, qui confinent les garçons à une identité « séparée » des autres et enferment les filles dans un rôle de « bonne fille » où le souci des autres est assimilé à l’oubli de soi. L’auteure se réfère à des recherches qui suggèrent que ce n’est qu’à l’adolescence que les garçons sont amenés à réinterpréter leurs amitiés comme enfantines et immatures, et à envisager l’entrée dans le monde adulte comme exigeant obligatoirement la rupture des relations aux autres. Les recherches montrent également que les filles, à cette même époque, révisent leurs désirs profonds, ayant compris assez rapidement que la « réussite » en ce monde aride et marqué par une culture exécrant les relations, les émotions et le corps, suppose d’elles qu’elles adoptent un mode d’existence masculin, qu’elles apprennent à dévaloriser les relations au profit de la performance et, plus concrètement, à fuir les tâches de care. Bref, dans un contexte institutionnel et culturel de domination de genre, la seule voie vers l’émancipation est celle, pathétique, de l’imitation. Cette « initiation » aux rôles de genre qui survient vers l’adolescence, créerait, selon les mots de Gilligan, une « rupture traumatique des relations, une rupture qui est nécessaire à l’établissement de l’ordre patriarcal » (p. 49). Elle entraînerait une dissociation par rapport à ce que les enfants ressentaient vraiment avant que cette étape de l’initiation ne soit franchie. Cela, Gilligan l’identifie comme la « perte de la voix et de la mémoire » (p. 50). Mais cette voix n’est jamais complètement perdue. Elle est seulement enfouie, oubliée. Et il est possible de la reconquérir. D’où l’optimisme indéfectible de l’auteure.

3Si la « voix » est seulement « enfouie » en soi, et jamais totalement perdue, c’est qu’elle correspond plus véritablement à ce qu’est l’être humain : un homo empathicus, un être empathique, un être-en-relation, mû dès la naissance par le désir de compréhension mutuelle. C’est précisément ce que soutiennent de plus en plus de chercheurs en neurobiologie et en anthropologie évolutionniste, dont les découvertes remettent aujourd’hui en question le présupposé voulant que « l’homme est un loup pour l’homme », présupposé au fondement d’une longue tradition de la pensée politique et économique. Souligner que ce changement radical de paradigme, qu’ont d’abord cherché à initier les théoriciennes du care depuis plus d’une trentaine d’années, reçoit désormais une telle caution scientifique est le second point important apporté par Gilligan dans cet essai. Ces découvertes scientifiques forcent à un changement de perspective et, partant, à un déplacement de la question de recherche : il ne s’agit plus de demander comment on acquiert cette capacité de se soucier des autres, mais bien plutôt de demander comment on en vient à perdre cette capacité innée, et comment on peut alors prévenir une telle perte. La résistance à l’injustice, si l’on suit les propos de Gilligan, passe par la résistance à « l’initiation ». C’est dire qu’elle exige que nous défiions les injonctions au genre, que nous revendiquions la participation de la voix du care, une voix éthique féministe, au débat public. Que nous soyons simplement humains. Bref, que nous nous engagions à émanciper « la démocratie à l’égard du patriarcat » (p.  44).


La même auteure a aussi sorti un livre qui m'intéresse beaucoup :
le féminisme - Page 27 71rb4910
qui partirait de cette idée-là:
Le patriarcat, cette structure qui organise la société de façon à privilégier l’intérêt des hommes plutôt que celui des femmes, a de nombreux désavantages : pour les femmes, évidemment, mais aussi pour les hommes, qui ne se reconnaissent pas toujours dans le type de masculinité qu’il promeut. Alors pourquoi, si personne ne s’y retrouve, le patriarcat subsiste-t-il ? Gilligan et Snider vont voir du côté de la psychologie pour avancer une thèse audacieuse. Nous faisons tous, souvent assez jeunes, l’expérience de la perte. Pour nous protéger de la détresse qui s’ensuit, nous avons le réflexe de prévenir un nouvel attachement. Le patriarcat propose justement des modèles de détachement de soi : les petits garçons apprennent très tôt à refouler leurs émotions et à se montrer insensibles, la maturité se confondant avec l’indépendance, voire l’indifférence, vis-à-vis des autres. Les petites filles, elles, sont encouragées à taire leur propre voix pour se dévouer entièrement aux autres. Sous la forme d’un dialogue illustré par de nombreux exemples et témoignages d’étudiants, Gilligan et Snider montrent que le patriarcat tire sa force du remède qu’il propose aux hommes et aux femmes face à la perte. Au prix, toutefois, d’un renoncement délétère à être soi.



Avez-vous déjà lu ? Ou est-ce que vous connaissez ces théories?
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